Agape Ursari




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 Agape Ursari

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MessageSujet: Agape Ursari   Sam 23 Fév - 17:24


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Ft. Asia Argento



    NOM: Ursari

    PRÉNOM : Agape

    NATIONALITÉ : Inconnue. Née en Bulgarie.

    ÂGE RÉEL : 141 ans (née en 1882).

    ÂGE PHYSIQUE : 25 ans.

    STATUT : Vampire.

    MÉTIER : Prostituée de luxe et proxénète spécialisée dans les relations tarifées entre vampires et (riches) humains.

    ORIENTATION SEXUELLE : Indéfinie.






    -- CARACTÈRE :
    Avant d'être une vampire, avant d'être une femme, Agape est avant tout Rroma. Elle se définit en tant que telle, et le monde à ses yeux est donc divisé en premier lieu entre Rromani et gadje. Elle est fière, indépendante, enjouée, adaptable, mais également jalouse, ombrageuse et opportuniste. Elle a hérité de sa culture un goût prononcé pour les Arts, sous toutes leurs formes: elle excelle dans la pratique du violon, chante parfois et improvise souvent quelques mouvements de danse. Elle lit beaucoup, principalement de la poésie et des romans d'aventure, et plus d'une fois un tableau ou une lithographie l'a bouleversée. Mais ce côté sensible et délicat d'elle-même n'est qu'une facette de sa personnalité. Agape est également une femme d'affaires avisée, ambitieuse et intelligente. Elle peut passer de longues années à errer sur les routes en se contentant d'une vieille caravane pour tout toit, mais lorsqu'elle décide de se poser pour monter un commerce, elle s'y implique entièrement. Dans ces périodes là, le monde se partage également entre pauvres et riches, et chaque être vivant, humain ou vampire, ne sera considéré qu'en termes d'intérêt... L'intérêt qu'il pourra éventuellement lui apporter. Evidemment, elle sait aussi voir plus loin que cela, mais les siècles de marginalité de son peuple ne l'ont pas accoutumée à nouer des relations étroites avec d'autres personnes. Dans son métier en revanche, adaptabilité est le maître mot : Agape doit endosser des rôles divers afin de satisfaire ses clients, elle doit donc comprendre exactement ce que l'on attend d'elle, ce qu'elle doit dire ou ne pas dire, faire ou ne pas faire, toucher ou ne pas toucher... Fine observatrice du langage des corps, elle s'en sort généralement très bien. Au naturel, elle est plutôt directe, voire cassante, par impulsivité plus que par méchanceté, et elle possède un petit côté trash hérité des années grunge : elle fume, elle boit, elle jure, et témoigne d'un goût prononcé pour les jeans troués. Ses activités font d'elle une paria parmi les siens, qui jugent sa profession dégradante, d'autant plus lorsque ce sont des vampires qui s'y adonnent avec des humains. Les hommes comme les femmes apprécient généralement peu son ambition et son indépendance, pour des raisons différentes. Agape a conscience de tout cela, de marcher sur un fil entre fantasme et répulsion, mais elle n'a toujours connu que cela et s'en accommode donc relativement bien.
    -- PHYSIQUE :
    Brune. Un visage ovale, à la mâchoire bien dessinée, volontaire, mais dont les traits fins restent féminins. Ses yeux sont sombres, vifs et scrutateurs. Sous son regard, vous vous sentirez jugé, et vous le serez très probablement. Un nez droit surplombe ses lèvres pleines, à l'ourlet bien dessiné. Sa lèvre inférieure est légèrement plus charnue, dessinant ainsi un sourire particulier. Une masse de cheveux noirs, indisciplinés, encadre cette figure singulière. Mi-longs, ils sont souvent parés de divers rajouts, ou même cachés par des perruques simples ou extravagantes, selon les besoins du métier. De même, ses vêtements varient en fonction des rôles qu'elle doit jouer, mais faisant toujours la part belle à une lingerie délicate et recherchée, selon elle essentielle au personnage. Pour la vie de tous les jours en revanche, elle favorise les vêtements simples et modernes: jeans, débardeurs, tennis... Les étoffes chamarrées sont réservées aux soirées mondaines, pour lesquelles elle aime faire ressortir ses origines, peut-être par défiance. Son corps est fin, quoi qu'empreint d'une certaine rudesse, mais ses courbes sont pleines et harmonieuses, et elle sait exactement comment en jouer. De nombreux tatouages marquent sa chair, dont un ange imposant déployant ses ailes de manière provocante, juste au dessus de son pubis. Ces divers symboles n'ont pas de signification particulière à ses yeux, ce ne sont que des ornements. Enfin, sa carnation pâlie par l'immortalité garde pourtant des reflets mat, réminiscences de son ascendance orientale.



Once upon a time


    -- HISTOIRE:
    Cette histoire est celle d'un voyage. À travers le temps et le monde, c'est une errance qui ne s'achève jamais, un exode. Le crépuscule du dix-neuvième siècle vit l'aube d'Agape, nouvelle-née d'une communauté Rroma au sud de la Bulgarie. Le groupe se dirigeait alors vers la Grèce, où il comptait passer quelques temps, on donna donc à l'enfant un prénom de cette origine. Ses parents, tous deux nés en Arménie, pratiquaient le métier traditionnellement rromani de montreurs d'ours, mais la compagnie (d'une trentaine d'âmes) était également composée de vanniers, camelots, forgerons, chiffonniers, fossoyeurs, chaudronniers et de différentes sortes de saltimbanques. C'était une vie pauvre et rude mais colorée, rythmée par une musique entraînante. Agape évoluait dans une relative insouciance : elle jouait avec ses frères et soeurs (au nombre de 5), nourrissait la vieille ourse Nourig, aidait sa mère, apprenait des tours auprès de son père... L'ennui était banni, il y avait toujours quelque chose à faire, et cela convenait très bien à la gamine, qui n'avait connu que cela. En grandissant, elle montra des dispositions particulières pour les activités artistiques : bonne violoniste, elle était également danseuse, acrobate, et parfois chanteuse, ce fut donc tout naturellement qu'elle commença à participer aux représentations que ses parents donnaient dans chaque village traversé. Ses tours les plus appréciés étaient ceux avec Nourig, dans lesquels elle dansait avec l'ourse et se tenait en équilibre sur les mains, au sommet de la grosse tête ronde.

    À quatorze ans, elle fut mariée à Pavel, le fils ainé d'une famille proche de la sienne. Mirko, le père de Pavel, était venu parler au père d'Agape pour sceller l'accord de cette union en apportant une dot conséquente de bijoux d'or et de cuivre. Les festivités durèrent plusieurs jours, le feu brûla fort chaque nuit, et puis Pavel enleva Agape, comme le voulait la tradition. Ils revinrent une quinzaine de jours plus tard, et Agape était devenue une femme. La vie reprit son cours, durant un temps. Au bout de quelques années, cependant, on commença à s'étonner de ne toujours pas voir le ventre d'Agape s'arrondir. Les murmures allaient bon train, mais on attendit. D'autres années passèrent, et le ventre de la jeune fille restait désespérément plat. Peut-être était-ce Pavel, ou peut-être était-ce elle, mais dans le doute, la faute fut automatiquement rejetée sur la femme. C'était un déshonneur pour la Rroma, et donc un déshonneur pour tout le clan, et les femmes se lamentèrent en coeur sur le sort de la pauvre épouse. Agape pleura avec elles, mais accepta rapidement son lot. Pavel en revanche devint aigri, et il n'était pas rare de le voir détourner les yeux avec mépris lorsqu'il croisait le regard de sa femme. Elle accepta également cela, car elle était tranquille, et qu'elle savait trouver dans la communauté l'affection qui lui manquait chez elle.

    Tout cela changea bientôt. Agape avait environ 25 ans, et le clan se trouvait à ce moment là en Roumanie, sous la protection d'un petit seigneur qui les employait pour les divers travaux dont son fief avait besoin. Tous les soirs, les musiciens et saltimbanques venaient donner une représentation dans la demeure même du puissant. Agape y dansait avec Achod, le jeune ours qui avait remplacé Nourig, morte depuis longtemps. Dumitru (le seigneur) semblait particulièrement goûter ce numéro, qu'il redemandait régulièrement. Les mauvaises langues ne tardèrent pas à se manifester, gouaillant à qui voulait l'entendre que le maître convoitait la jeune Rroma. Ces inoffensives railleries réveillèrent de plus anciennes rumeurs, que les gadjé du village soufflèrent au clan : le souverain ne sortait jamais de sa maison, ne serait-ce que pour aller chasser sur ses terres, il ne recevait qu'à la nuit tombée, et plusieurs paysans l'avaient vu se faufiler hors de sa demeure bien après que le soleil soit passé derrière l'horizon. Ils murmuraient que c'était un drac, un démon, et que les disparitions de bétail et de quelques jeunes bergers n'étaient pas à imputer aux loups.

    Les villageois craignaient leur maître, mais les superstitions les retenaient de tenter quelque chose. Les Rromani, pour qui le surnaturel avait une grande importance, se méfièrent immédiatement de Dumitru, mais ils avaient besoin de sa protection pour un temps, car ils ne pouvaient reprendre la route en plein cœur de l'hiver. Les représentations continuèrent donc au petit château durant quelque temps, sous l'œil attentif du silencieux Dumitru, et méfiant du clan Rromani. Agape ignorait les moqueries, mais restait sur ses gardes. Pavel, en revanche, fomentait de plus sombres desseins. Une femme stérile ne lui convenait pas, il voulait que le clan résonne des rires de ses descendants... S'il avait déjà songé à répudier son épouse, jamais il ne s'y était résolu : il se serait mis à dos la vaste famille d'Agape en causant son déshonneur. Il faudrait quelque chose de plus radical. Le plan était simple : il commença à surveiller le seigneur, notant les heures de ses déplacements nocturnes... Puis un soir, après que ce dernier eût quitté son repère, il ordonna à sa compagne d'aller chercher de l'eau à la source, située à deux kilomètres de là. Agape s'exécuta avec la docilité résignée d'une femme de Rromani. Mais Dumitru n'était pas dupe. Il avait bien sûr eu tout le loisir de repérer le petit manège de Pavel, et de percer à jour ses manigances.

    Cette nuit là, il vint à la rencontre d'Agape, et lui soumit le choix, celui qui déciderait de toute sa vie à venir, ou de sa mort. Si elle choisissait de vivre, Agape devrait venir s'installer aux côtés du seigneur. La jeune rromni n'hésita pas longtemps : la vie l'emportait toujours, sous quelque forme que ce soit. Dumitru ordonna à sa nouvelle infante de le rejoindre chez eux lorsqu'elle serait prête, puis il la mordit, et elle déchira la peau du seigneur de ses dents encore humaines, pour boire son sang à son tour. Elle voulait vivre pour faire payer l'offense et l'humiliation que son époux lui avait fait subir en tentant de la faire tuer. Un affront qui se laverait dans le sang. Son premier meurtre. Le menton encore tâché de la liqueur carmin de Pavel, Agape attela leur roulotte pour quitter définitivement le clan endormi... Mais les Rromani ne dorment jamais vraiment. Un cheval qui piaffe de façon inhabituelle, le crépitement des lourdes roues de bois sur les gravillons, les aboiements d'un chien qui avait découvert le corps de Pavel, suffirent à éveiller deux ou trois bonnes femmes, qui entrebâillèrent leurs rideaux, suspicieuses. Le nouvelle se répandit comme une traînée de poudre : Agape était devenue un drac, elle était maudite, et tout était de la faute du seigneur. Avant le lever du jour, Rroma et gadjé avaient opéré une trêve pour camper ensemble devant les portes de Dumitru, toutes fourches en avant. Un feu démarra, suivi d'un autre, et ce fut bientôt la bâtisse entière qui disparut sous les flammes. Le drac périt-il dans sa demeure, ou avait-il eu le temps de fuir? Nul ne le sut, l'incendie avait tout consumé. Agape avait-elle délibérément provoqué la fureur de son clan afin qu'il se retourne contre son sire? Probablement. Dans tous les cas, elle n'avait pas eu l'intention de rester, car les lumières vacillantes du feu n'éclairèrent que faiblement son dos, alors qu'elle prenait la direction de l'ouest. Quelques kilomètres plus loin, elle détacha Achod et se remit en route. Ses adieux s'envolèrent dans un souffle de vent. Latcho drom mur pral... Bonne route, mon frère.

    Trente années passèrent, au cours desquelles les peintures colorées qui ornaient la roulotte s'affadirent et s'écaillèrent. Agape avait d'abord traversé la Yougoslavie, et exercé le métier de joaillière pendant quelque temps. Elle ne restait jamais bien longtemps au même endroit, car les populations superstitieuses ne mettaient pas longtemps à poser sur elle des regards soupçonneux. Elle achetait l'or et le cuivre dans un village, vendait ses bijoux dans la ville d'après, repartait au bout d'une semaine. Elle atteignit ainsi l'Europe de l'ouest par l'Italie, où elle continua ses activités d'orfèvrerie tout en se produisant le soir en tant que musicienne de rue. Elle jouait du violon ou chantait, improvisait parfois quelques pas de danse si le public était clément. La France, puis l'Espagne furent son terrain de jeu, et elle apprit ainsi à se connaître, à apprivoiser ses nouveaux instincts. La solitude, ainsi que l'attention nouvelle qu'elle se portait à elle-même, lui permirent de se redécouvrir une personnalité longtemps brimée par les lois du clan et l'acrimonie de son mari. Elle était plus forte, plus fière, plus indépendante, mais pas une seconde elle ne renia les traditions et l'esprit de son peuple. Elle était Rroma avant tout, et rien ni personne ne pourrait lui enlever son identité. Rien ni personne, pas même la guerre qui grondait sourdement pour annoncer sa venue imminente. Elle essuya la première entre l'Autriche et la Pologne. C'était une époque de festins, mais paradoxalement, ce fut aussi une époque difficile. La violence était partout, elle délogeait la bête à l'intérieur de l'immortelle, et il était devenu très dur de la contenir : elle s'était habituée aux orgies de sang, aux fosses communes, aux corbeaux, aux sirènes et aux explosions. Elle avait rampé hors de son trou pour envahir Agape toute entière. Le génocide arménien fut l'atrocité de trop qui finit par la réveiller. Même si elle était avant tout rromani, l'Arménie était la terre de ses racines, où ses parents et bon nombres des membres de son clan étaient nés. S'isolant brutalement du reste du monde, elle resta recluse jusqu'à la fin de la guerre, et ne revint à l'humanité que pour retrouver ses errances à travers l'Europe. Les pays scandinaves l'accueillirent pour quelques temps, mais elle était de retour en France aux frémissement de la seconde tempête qui s'apprêtait à dévaster le continent. Cette fois-ci, elle n'attendit pas. Les rumeurs qui courraient étaient bien trop alarmantes, bien trop inhumaines pour qu'elle restât. Lorsque la France se rangea à l'ennemi, et que les premières arrestations commencèrent, elle embarqua dans un énorme paquebot qui traversait l'océan.

    L'Amérique lui ouvrit les bras et elle s'y lova sagement. La Louisiane lui sembla une terre bienveillante dans laquelle elle se retrouvait, avec ses nombreuses communautés rromani et son mélange des cultures. Elle resta relativement sédentaire durant une dizaine d'années, s'en tenant aux limites larges de cet état, préférant apprivoiser les lieux avant de s'aventurer plus loin. Le nombres de ses victimes allant croissant, cela finit néanmoins par éveiller la curiosité des autorités fédérales, qui se montrèrent beaucoup plus vigilantes. Comme toujours dans ces cas-là, les populations minoritaires furent les premières touchées par la suspicion de la police autant que des habitants, et un climat de tension s'installa rapidement, chaque jour enflé par de nouvelles rumeurs toutes plus fantasques les unes que les autres. La guerre et son tumulte s'étant apaisés en Europe, Agape décida de quitter les lieux pour un temps, emportant avec elle le joli pécule qu'elle avait réussi à amasser dans ce pays d'extravagante abondance.

    Elle voulait revoir la France, qu'elle n'avait pas eu l'occasion de vraiment connaître avant que les circonstances la forcent à fuir. C'est à Paris que la Rroma s'établit, utilisant ses économies pour voir les choses en plus grand : elle récupéra la gérance d'un cabaret à la réputation sulfureuse, qui avait été fermé pour n'avoir été qu'un voile pudique sur ce qui n'était en fait rien de moins qu'une maison close. Agape prit le temps de restaurer les dorures de l'établissement, puis remit tout naturellement sur pied l'ensemble des activités de ce commerce lucratif. Les danseuses qui ondulaient lascivement sur la scène possédaient toutes sortes d'autres qualifications, de même que les plantureuses serveuses ou les chanteuses occasionnelles. Agape trônait en reine de la nuit sur tout ce petit monde, dirigeant chacun de ses acteurs d'une main ferme, étouffant dans l'œuf la moindre lueur de suspicion, aiguillant avec délicatesse chaque rumeur dans le sens qu'elle souhaitait. Dans une ville aussi populeuse que Paris, elle dût revoir également ses méthodes de chasse : plus question de tuer un gibier par nuit, elle se repaissait d'au moins trois victimes qu'elle laissait en vie. L'hypnose était un don qu'elle commençait tout juste à maîtriser, et il lui rester encore beaucoup de choses à comprendre et à peaufiner... Mais pour le travail grossier qu'elle devait exécuter sur ses proies, ses capacités vacillantes étaient amplement suffisantes. Effacer un souvenir était la base, même si à ses débuts, plus d'un pauvre bougre s'était retrouvé avec un trou noir de plus d'une semaine au lieu des quelques minutes visées. Cette époque de faste et de décadence contrôlée dura jusqu'au milieu des années soixante. Agape n'apparaissait plus que grimée et voilée, obligée de cacher un visage que les assauts du temps avaient épargné. Cette comédie finit par la lasser, et elle abandonna tout du jour au lendemain, léguant son bien à La Vieille Faustine, une institution qui travaillait déjà au cabaret sous le règne du précédent propriétaire... L'Angleterre serait son nouveau terrain de jeu.

    Passons peut-être sur les années soixante-dix, période bouillonnante s'il en est... Elles filèrent si vite... Les moeurs libérées, et paradoxalement déjà empêtrées dans les prémices d'une société plus rigide que celle qui la précédait, beaucoup de drogues, une musique enragée... Tout semblait plus effréné. Le Royaume Uni fut sa résidence durant ces années désespérément optimistes, mais elle remit bientôt le cap au sud, croisant la route de ses frères gitans d'Espagne et du Portugal. Le temps passait insensiblement vite, et sans qu'elle s'en rende compte, ou à peine, un nouveau millénaire avait été atteint. Agape jugea qu'il était temps de s'ébrouer un peu, de ne pas laisser à la poussière du vieux continent le loisir de venir alourdir sa silhouette. Elle repartit pour les Etats Unis. Là, elle retrouva la Louisiane qu'elle avait quitté, plus moderne mais peut-être moins vivante, puis elle remonta le long du Mississippi, et bifurqua jusqu'en Virginie. Les peuples Rromani étaient ici aussi bien présents, et leur culture imprégnait de nombreux villages. La rromni était loin de ses racines, mais ce petit bout de culture Rroma la rasséréna pendant quelques temps. Il ne lui fallut pourtant pas bien longtemps avant qu'elle ne reprenne la route. Elle entreprit de traverser ces terres si vastes d'est en ouest, et après quelques pérégrinations dont le détail ne sera pas abordé ici, elle finit par arriver à Seattle.

    Parmi les liens notables qu'elle avait noués au cours de ses voyages, s'il en faut mentionner un, ce sera Ambroise Rastaban. Elle l'avait connu lors de son premier séjour sur le Nouveau Monde, et si leurs contacts ne s'étaient résumés qu'à une correspondance épisodique, Agape était heureuse de retrouver un visage connu. Les temps avaient changé, et l'avènement d'une nouvelle ère avait amené un grand nombre d'immortels à se rassembler dans la ville de la pluie. La jeune vampire ne se préoccupait guère des perturbations politiques qui agitaient ses pairs, car elle ne percevait pas l'intérêt direct qu'elle pouvait retirer de l'une ou l'autre partie. Ambroise était un fervent «Theobaldien», et Agape s'en accommodait parfaitement. Elle faisait partie de la cohorte de ses succubes, et se repaissait des jeunes dévots consentants du culte qu'Ambroise avait créé. Elle eut ainsi l'occasion de converser intimement avec l'un de ces pèlerins, un jeune homme tout juste sorti de l'adolescence... Santiago Apollinaire lui redonna l'étincelle de l'ambition, en lui ouvrant (involontairement) les yeux sur l'étendue des possibilités que lui offrait la récente révélation des vampires. Ses frères et sœurs avaient une fâcheuse tendance à mépriser les humains, qu'ils ne considéraient que comme des proies appétissantes et vaguement douées d'un embryon de conscience... Ce n'était pas le cas d'Agape. L'oisiveté de la vie aux côtés d'Ambroise ne la satisfaisait plus, et elle décida de voir les choses en grand. La prostitution de luxe est un marché fort lucratif, surtout lorsque l'on incarne les fantasmes de plusieurs siècles de mythe... et que l'on se réserve pour quelques riches mortels. La fille de la nuit au nom prédestiné se pliait aux désirs les plus fantasques de ses puissants clients, mais elle voyait plus loin. À l'exemple de son ancien commerce, elle souhaitait remettre la maison de passe au goût du jour : un établissement haut de gamme, spécialisé dans la prostitution de vampires. Des frasques sanglantes, mais sans risque pour le client fortuné, lui permettant d'aller au bout de ses fantasmes... Ne restait plus qu'à recruter d'honnêtes travailleuses.
    -- LIEN ÉVENTUEL AVEC UN PERSONNAGE DÉJÀ PRÉSENT?
    Ambroise Rastaban (PV) : ancien mentor et amant, il lui a sauvé la vie. Lorsqu'elle a décidé de s'éloigner de lui pour suivre sa propre voie, il ne l'a pas supporté et cherche depuis lors la revanche.

    Santiago Apollinaire : un gamin paumé, un camé qu'elle a pris sous son aile. C'est lui qui lui a fait comprendre l'intérêt qu'elle pourrait tirer d'un business du sexe inter-espèces. C'est donc grâce, ou à cause de lui qu'elle a quitté Ambroise.

    Fulton Coughlin : c'est le père de Santiago, et une sacrée raclure. Client régulier d'Agape, il lui a un jour volé son carnet contenant le nom de tous ses clients... De quoi faire tomber pas mal de têtes à Seattle. Elle a récupéré l'objet avec l'aide du gamin, mais garde depuis une rancune tenace à l'égard de cet homme.

    Lily O'Connors : c'est son employée fétiche, la première a avoir rejoint son affaire. Un bébé vampire blessé par l'amour qu'elle porte à son sire... Agape a utilisé cette faiblesse pour gagner la confiance de la jeune femme, et s'occupe d'elle avec soin. Elle la considère comme sa meilleure élève.

    Mathias Amalric : il est l'instrument de la terrible vengeance d'Ambroise. Un parasite qui lui a causé beaucoup de douleur, mais qui finira très certainement par le regretter.


Paperasse


    Cherchez vous un djinn officiel pour surveiller votre personnage? Absolument.

    A quel administrateur avez vous envoyé les mots de passe? Mais à moi-même, bien entendu.

    Comment avez-vous connu le forum? ...

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MessageSujet: Re: Agape Ursari   Sam 23 Fév - 18:02

Tiens, la "moman" de Santi What a Face

Il était temps que t'arrive, il fait n'importe quoi le môme et si tu veux qu'il reste en vie, il serait temps de t'en occuper^^

Rebienvenue Very Happy
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MessageSujet: Re: Agape Ursari   Sam 23 Fév - 18:05

Je suis justement là pour ça.

Merci tout de même de l'avoir surveillé en mon absence... Tu seras récompensé. Rolling Eyes

_________________
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MessageSujet: Re: Agape Ursari   Sam 23 Fév - 18:06

Attends, j'ai pas tout à fait fini mon travail, le plus intéressant arrive Cool
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MessageSujet: Re: Agape Ursari   Sam 23 Fév - 18:10

Pourquoi j'commence à flipper moi? silent

Agape tu es enfin là! love pleased hiii
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MessageSujet: Re: Agape Ursari   Dim 24 Fév - 10:51

Agape enfin parmi nous <3
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Emploi/loisirs : Couper les cheveux en quatre.

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MessageSujet: Re: Agape Ursari   Dim 24 Fév - 11:19

En mode Agape :
(c'est bon j'ai trop la flemme de changer de compte, c'est encore le matin.)

Yep yep, j'suis là, et ça va saigner.

*enferme Santi et Lily dans un endroit connu d'elle seule où personne ne pourra les atteindre*
*les enferme séparément hein, pas folle*

Vous êtes à moi les petits, et j'entends que les choses restent telles quelles.
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MessageSujet: Re: Agape Ursari   

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Agape Ursari
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