Malakian Ma'Hart




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 Malakian Ma'Hart

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MessageSujet: Malakian Ma'Hart   Mar 30 Juin - 17:27


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Ft. Vincent Cassel



    NOM : Ma'hart

    PRÉNOMS :Malakian

    CASTE :Si'lat (bâtard)

    ÂGE RÉEL :3612 ans

    ÂGE PHYSIQUE : 36 ans

    STATUT :Veuf

    MÉTIER :Professeur de Violoncelle

    ORIENTATION SEXUELLE : Hétérosexuel

    INFORMATIONS ? A été violoncelliste à l'Opéra de Seattle, et est l'ex-compagnon de Carmilla de Vallambres, directrice de l'opéra, décédée.




    -- CARACTÈRE :

    Je suis un djinn du genre silencieux, discret. Il fut un temps où j’aimais être le centre de l’attention : ce n’est plus le cas. Je préfère le silence aux paroles sans intérêt, le silence est la meilleure des réponses, et grâce à lui, les paroles sont d’autant plus précieuses. Je n’ai jamais aimé parler trop souvent. D’une part parce que les conversations inutiles m’ennuient, d’autre part, parce qu’à cause de mon pouvoir, il m’arrivait d’être privé de ma voix pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours, même si c’est resté assez rare. Je suis de même assez solitaire. Je n’ai jamais noué assez de liens pour garder des amis, j’ai des connaissances, de la famille, oui, mais des amis, aucuns. Je n’accorde pas facilement ma confiance, et puis c’est tellement plus simple d’être quelqu’un en apparence que de laisser d’autres personnes voir à l’intérieur de moi, voir qui je suis vraiment. Je suis peut-être du genre séducteur, ou plutôt l’ais-je été à une époque, dans mon monde. Aujourd’hui, les interactions sociales m’ennuient, le monde me dégoûte et me révolte. Comment, dans ces conditions, perdre du temps en badinage ?

    Je suis quelqu’un de tourmenté. Ironique assez souvent, violent quand ça devient nécessaire, quand quelqu’un m’en demande plus que je ne veux bien lui accorder. Je déteste qu’on me force la main, ou qu’on insiste sur quelque chose. Je dois reconnaître aussi que je suis maladivement jaloux et à peine moins possessif. La colère accumulée en moi depuis des années me rend imprévisible. Presque dangereux. Méfiez-vous de moi.


    -- PHYSIQUE :

    Beau gosse ? Oui peut-être ais-je de ça, quelque part. C’est vrai qu’il y a un temps où je faisais tourner les têtes des djinns de mon monde. J’aimais séduire, et ma gueule m’y a pas mal aidé. Ce qui est sûr, c’est que j’ai un physique particulier. Je suis de grande taille, avec mon mètre 90. Des muscles assez présents pour se dessiner assez fièrement sur mon torse, pas assez pour faire de la concurrence à Schwarzy dans ses jours de gloire. Autant dire qu’avant, je n’hésitais pas à dévoiler mon torse. J’ai un visage assez carré, avec une large mâchoire et des pommettes plutôt saillantes. Mes joues sont bien souvent recouvertes d’une barbe de quelques jours, pas par flemme, mais par goût. Parfois, je pousse jusqu’à laisser un bouc me couvrir le menton, mais c’est plutôt rare. Le plus saisissant, chez moi, ce sont mes yeux. D’un bleu acier, ils transpercent d’un jugement sans appel le premier qui croise mon regard. C’est ce qui ajoute au mystère dont je m’entoure volontairement, ces yeux qui en mettent plus d’un mal à l’aise, d’autant que mon regard est toujours franc, et que je cille très peu. Mes cheveux sont courts et bouclent à leur guise. Châtains foncé, bien qu’ils commencent à se teinter de poivre et de sel.

    -- POUVOIR & HANDICAP :

    Mes envies peuvent devenir réalités. En somme, il suffit que je souhaite quelque chose pour que la chose se produise. A conditions bien sûr que la personne victime ou bénéficiaire de mon souhait soit dans mon champ visuel, et que je parle à voix haute. Mon pouvoir est en relation directe avec la parole. Plus je l’utilise, plus celle-ci s’amenuise pour finir par disparaître pendant un temps indéterminé en cas de gros vœux ou d'utilisation trop intense.




once upon a time


    -- HISTOIRE :

    J’étais prédestiné à être un marginal. Mon père, Vangelión, Djinn Jann de son état, et potier de son métier épousa ma mère, Noellys Amelinor, qui faisait partie des Si’lat, et qui choisit de ne pas être gardienne. Au grand dam de sa famille, ma mère décida de vouer sa vie à élever ses quatre enfants : son frère ne le supporta pas, et ils rompirent tous contacts. J’étais le petit dernier : l’enfant terrible qui pensait devoir faire des bêtises pour pouvoir se faire remarquer. J’allais à l’école sans être ni bon, ni mauvais, mais déjà j’étais le môme dont on sent qu’il va faire une connerie. Je gardais en moi, pour une raison inconnue, une certaine colère, qui grandissait de plus en plus. Et parfois, elle devait s’échapper, et je brisais quelque chose. Mon don m’était très utile quand j’avais fait une bêtise, mais mon handicap me trahissait bien vite, et je n’échappais bientôt plus aux punitions. En grandissant, je devins le petit con que j’ai été pendant toute mon adolescence. Imbu de moi-même, j’étais persuadé d’être unique, d’être irrésistible, d’être un jour le Djinn le plus puissant et qu’après ma mort, les gens prêteraient serment sur mon nom, tellement j’aurais été héroïque, légendaire, mythique, bref, le meilleur, quoi. Je séduisais à tour de bras, enchaînant les conquêtes, ne m’attardant pas dans leurs bras ou leur lit. Le ghïstre ne parvint pas à m’assagir, mais réussit au moins à me discipliner. Avec tous les efforts que ma mère avait faits pour m’y faire entrer, je lui devais bien ça… Et puis comme ça, je pourrais prouver à tous les racistes qui chuchotaient que j’avais aucune chance de réussir que j’avais beau être un bâtard Si’lat, ça m’empêchait pas d’avoir des qualités. Les jeunes se focalisaient moins sur les origines : j’avais beaucoup de camarades. Il faut dire aussi qu’on était certain de pas s’ennuyer, avec moi dans la bande. Ce n’était pas des amis non, les amis savent qui l’ont est vraiment et eux ignoraient tout de moi… comme je m’ignorais moi-même. J’étais vide, désespéramment vide. Je cherchais des réponses pour combler le trou béant de mon existence. Tourmenté, déjà à 1700 ans, par quelque chose dont je ne connaissais alors pas la nature.

    Arriva la cérémonie d’Ampharool. Mon premier passage sur Terre. J’allais être Gardien, j’allais enfin pouvoir aider mon peuple à conserver l’équilibre des races, j’allais faire honneur à mes parents et un gros doigt à mon connard d’oncle. Ma famille pensait que ça me mettrait sans doute un peu plus de plomb dans le crâne. Eurent-ils raison ? Assurément. Mais d’une manière qu’ils ne soupçonnent pas. Je débarquais sur Terre en l’an 821. En pleine féodalité, j’eus à protéger Amaury Pelletier, un apprenti boulanger à la vie mortellement ennuyeuse. Entre cuisson de pain, balayage de l’échoppe et romance avec la fille du tavernier, ma première expérience du monde humain ne fut pas celle à laquelle je m’attendais. Heureusement que les gens mourraient vite à cette époque. J’avais besoin de plus de gloire, et je pensais que plus j’aurais protégé d’humain contre les suceurs de sang, mieux je serais vu. Je me voyais déjà, Malakian Ma’hart, glorieux protecteur de l’humanité, tueur de vampire. Je voulais la reconnaissance des miens. Et je fis scrupuleusement mon travail dans le but de l’obtenir. Les siècles passèrent et mes protégés aussi. Alix, Aicha, Romain, Fabrizio, Camille, Anton, Joshua, Elizabeth, Andrea, Lou-Ann… Je me rappelle des prénoms de quelques-uns d’entre eux. Les plus intéressants sans doute, ceux dont la vie fut remplie, ceux qui rencontrèrent un vampire que je pus contrer, celles avec qui j’eus une idylle… Qu’en sais-je, ce ne sont maintenant que des noms dans ma mémoire, et malgré les quelques années passées en leur compagnies, ils appartiennent au passé, et d’eux, je ne souhaite pas me souvenir.

    Ce fut en 1603 que je rencontrais Carmilla de Vallambres. C’est à cet instant que ma vie prit un sens. Elle était la jeune épouse d’un noble français. Je me fis employer comme maître de musique pour cette demoiselle. J’avais en effet appris près d’un siècle auparavant l’art de la musique et le violoncelle de mon dernier protégé, Andrea Amati, un luthier de Crémone. Je crois que je suis tombé amoureux d’elle au premier regard, et profitais de cette heure quotidienne en sa compagnie comme d’un trésor inestimable. Je mis toute ma passion à lui enseigner la musique, découvrant sa voix splendide et lui apprenant des opéras en vieil italien. J’ai passé deux ans à la protéger, la regardant de loin, et cultivant mes sentiments. Bien entendu, il était exclu que je lui avoue quoique ce soit, elle était bonne épouse et n’aurait jamais accepté les sentiments que je lui offrais… Alors pourquoi même y penser ?

    Un jour, au détour d’un couloir, je surpris la conversation que son époux tenait à son homme de main à propos de ma bien-aimée. Je compris avec horreur le funeste projet de son époux : la faire assassiner, puisqu’elle ne parvenait pas à lui donner d’héritier... La logique humaine est cruelle.

    Sans réfléchir plus longtemps, je m’occupai de la faire passer pour morte, soudoyant sans compter, et l’enlevait. Tout d’abord elle se débattit et me demanda des comptes, avant de s’adoucir quand je lui annonçai la nouvelle. Nous partîmes sur les routes de France, étrange duo sans doute mal assorti. Nous dormions où nous pouvions, parcourant les chemins, explorant les richesses du pays. Le soir, nous discutions longuement, et nos deux caractères bien trempés s’opposaient souvent. Ce fut pendant un de ces débats que je l’embrassais, sans doute autant pour la faire taire que parce que je ne pouvais plus réfréner mon amour.

    Notre passion dura 5 ans. Nous avions une villa en Italie, dans la ville de Florence où notre idylle avait commencée. Elle me comblait, faisait ressortir le meilleur de moi-même… Et puis un jour, Carmilla m’annonça qu’elle était enceinte. Elle me donna un fils, Aymeric, la prunelle de mes yeux.Quelle ombre pouvait venir obscurcir notre vie ?

    La réponse vint rapidement : Caesar. Il était le compagnon d’une vampire que j’avais tuée bien des années auparavant. Elle m’avait défié, tentant de s’en prendre à l’humaine dont j’étais le Gardien. Elle avait joué, et elle avait perdu, pour moi c’était aussi simple que ça. Mais Caesar n’avait apparemment pas eu la même philosophie que moi sur le sujet. S’il était revenu, c’était pour se venger. Sous mes yeux, il emporta mon fils et transforma mon aimée en vampire. Il devint son Sire, elle devint mon ennemie. J’étais chargé de la protéger, et maintenant, il me fallait la surveiller. J’avais échoué dans ma tâche de Djinn, et dans celle de compagnon. Je les cherchais sans relâche pendant dix ans, haïssant Caesar mais me détestant plus encore. Je finis par rentrer chez moi, ramené de force par ma soeur. J’avais besoin de m’éloigner de ce monde, je n’étais plus que l’ombre de moi-même.

    A force de soins et de repos, je finis par me remettre. De loque, je redevins Djinn. Je décidais de retourner sur Terre pour retrouver Carmilla, une fois de plus… Mais avec en tête l’idée de la surveiller, uniquement. Mon peuple ne pouvait fricoter avec les vampires. Nous ne pouvions plus nous aimer, plus maintenant. Une vingtaine d’année avait passé pour les humains. Mon cœur ne me faisait plus aussi mal qu’avant, et j’étais confiant. Je saurais rester dans le droit chemin. Mais en la revoyant que je m’aperçus que non seulement je l’aimais encore, mais que devenir une Immortelle ne l’avait pas changée. Elle était toujours la même, et inévitablement, je ne pus mettre mes projets à exécution… sauf si un baiser peut assassiner.

    A partir de ce jour, nous vécûmes une idylle passionnelle, cachés aux yeux de tous. Elle l’Imortelle, moi le Djinn, nous nous aimions en dépit des règles, en dépit de tout ce que nos peuples pensaient. Nous étions libres de tout, mais nous avons choisi l’amour. Nous avons retrouvé la Toscane et nous y habitâmes ensemble, malgré nos différences, malgré nos prises de bec, nous reconstruisant de la perte de notre fils. Cent ans de bonheur loin de tout, loin des nôtres. Juste elle et moi, notre histoire. Nous étions heureux… Mais comme le bonheur ne dure jamais, Caesar revint. Je ne sus jamais ce qui le poussa à pointer sa sale gueule. Se foutre de moi ? M’enlever Carmilla, maintenant qu’elle était son infante ? Sans doute. Mais il n’en eu pas le temps. Alors que je me préparais à l’affronter, je le vis s’effondrer, ma lame d’or plantée dans le dos : Carmilla l’avait achevé. Prenant conscience que notre relation était dangereuse pour l’un comme pour l’autre désormais, nous prîmes tous deux la décision de nous séparer. Nous passâmes un pacte oral : elle se ferait discrète et moi, je ne reviendrais plus. Malgré la souffrance dans nos cœurs, nous savions que c’était la meilleure solution.

    Je repartis de mon côté, ne cherchant même plus à rester sur Terre. Shadukiam m’ouvrait les bras, et je ne trouvais plus aucun intérêt à ce monde-là. Duagan avait veillé à ce que l’on ne me confie pas d’humain supplémentaire, bien décidé à ruiner ma carrière, je suppose. Je fis face à ma nouvelle solitude, sans répondre aux questions de mes proches, ignorant les quolibets et les rumeurs sur mon compte. Je ne voulais pas répondre, pour ne pas mentir : Malakian Ma’Hart était bel et bien amoureux de sa vampire, et nier serait une insulte. Mais désormais, il n’existait plus de Malakian et Carmilla, c’était terminé. Et puis lors d’une de mes escapades sur Terre, je vis ce livre : Carmilla. Je lus la nouvelle, et en ressorti encore plus tourmenté. Cette Carmilla, c’était ma Carmilla, c’était certain. Non seulement elle s’était dévoilée, et ostensiblement en plus, mais en plus elle avait été à quelqu’un d’autre. Rien que quelques instant, peut-être, mais c’était déjà trop.

    Je redevins le Malakian Gardien, plus la loque. Carmilla était à moi. Carmilla n’avait pas le droit d’être à un autre, moralement, elle n’avait pas le droit, pas après ce que nous avions vécu. Je rentrais dans une rage folle, dictée par ma jalousie et ma possessivité. Je me cachais derrière notre pacte, elle avait trahi, elle paierait. Mais je sais maintenant que seuls mes défauts me guidèrent. Je la voulais pour moi seul, et elle m’appartiendrait pour toujours. Nous étions en 1872, 50ans avaient passé. Je la traquais, comme fou. Mon pouvoir m’aidait, mais elle me fuyait, et pour moi c’était la preuve de sa traîtrise. Je finis par la retrouver à La Nouvelle Orléans, et elle s’abandonna, comme vaincue. Son châtiment devait avoir lieu, et elle semblait l’avoir compris. Elle était si belle dans son résignation, que je faillis céder une nouvelle fois. Mais Malakian avait ressurgit, et son honneur de Djinn aussi. Elle avait fauté, elle serait punie. Je l’enfermai dans un caveau, vidée de son sang pour l’affaiblir. Elle ne mourrait pas, mais serait plongée dans une torpeur éternelle. J’avais pris soin, d’un souhait, d’effacer nos souvenirs de son esprit. Et je gravais sur son dernier logis cette épitaphe, trahissant ma seule faiblesse :
    « Ci-gît Carmilla de Vallambres, éternellement en ce tombeau, éternellement en mon cœur. »

    J’avais réussi, ma vampire resterait à moi pour toujours. Je la visitais au moins deux fois par semaine, parfois silencieux, parfois lui parlant comme si elle pouvait me répondre. Cette relation étrange dura presque 150ans. Et puis un jour, alors d’une visite, je m’aperçus qu’elle n’était plus là. Quelqu’un l’avait libérée, et j’ignorais qui connaissait mon secret. La trace était encore fraîche, un cadavre exsangue gisant à côté du caveau. Je ne savais que penser. Etait-ce une nouvelle trahison ou un signe du destin ? Mon pouvoir me mena à l’opéra de Seattle, ou je me fis engager comme violoncelliste dans l’orchestre par un jeune homme, un vampire. Elle était tout près, mon pouvoir ne m’avait jamais trahi, lui. Elle m’avait oublié, et je ne devais plus commettre la même erreur. J’étais là pour la surveiller, rien de plus, et mes sentiments devraient rester au placard… Mais je suis incapable d’apprendre de mes erreurs. Je faute, encore et encore, dans un cercle infernal qui se répète depuis des siècles. Je rendis sa mémoire à mon ancienne compagne… et nous reprîmes notre histoire là où elle s’était arrêtée, en dépit des jugements des uns et des autres. J’appris que notre fils était en ville, et bras droit du Baron de Navarre. Il ne voulut pas entendre parler de moi, jamais. Nos seules rencontres ayant été placées sous le signe d’une agressivité latente. Jamais je ne pourrais être un père pour mon fils, et je dus l’accepter.

    Aussi, lorsqu’une enfant djinn me suivit à travers la porte, je ne pus résister. Elle n’avait plus personne, et je décidais d’être un père pour elle. De remplacer la famille qu’elle avait perdue. Elle s’appelait Hannah, et avait l’apparence d’une enfant de 5ans.

    Elle est morte, maintenant. Je l’ai trouvée dans les coulisses de l’Opéra, baignant dans son sang, la gorge déchirée. Un vampire. Quelque chose se brisa en moi. Quelque chose que je ne saurais identifier clairement. Je ne pleurais pas. J’étais bien au-delà des larmes. Bien au-delà de la tristesse. Je n’étais plus que rage, un corps dénué de réflexion. Un Djinn redevenu primaire. Un chasseur. Un hurlement de bête blessée résonna dans le couloir vide.

    Je courus. Trois vampires dans l’Opéra, deux coupables potentiels. Carmilla était exclue. Elle avait aimé Hannah autant que moi et n’aurait jamais fait de mal à une enfant… mais les autres ? Je fis irruption dans les appartements de son infant. Il ne m’avait jamais apprécié, pas plus que moi. Il ne m’avait jamais pardonné ce que j’avais fait à ma compagne. Il dû me prendre pour un fou. Quelle importance. Ma lame d’or était dans ma main, prête à s’enfoncer dans sa chair dès que j’aurais ses aveux. Il se débattit. Hurla. Il était encore jeune. Une cible facile pour un djinn aguerri de ma trempe.

    Carmilla accourut, attirée par les cris. Elle s’interposa, s’agrippant à mon bras pour m’empêcher de donner le coup fatal, criant des mots que je n’entendais pas. Mû par la rage, je la repoussais, hurlant qu’il avait tué ma fille. Le bras libre, je frappais. Il expira dans un souffle, le visage déformé par la douleur et la peur. Un silence de tombe recouvrit l’appartement, bien différent du vacarme qui l’occupait seulement quelques secondes avant. Je jetai un regard froid et dénué de toute trace d’empathie au cadavre du vampire devant moi.


    - Il a tué Hannah, Carmilla. Je ne pouvais pas…

    Je me retournai, prêt à essuyer l’affrontement du millénaire. Le silence me répondit. Devant moi gisait ma compagne, les yeux levés vers le plafond dans une attitude suppliante. Trônant parmi les débris d’un vase cassé et les violettes que la chute avait éparpillées dans sa chevelure et autour de son visage. La nuque brisée. Je tombai à genoux, et la pris dans mes bras, enlaçant le corps où il ne restait plus trace de l’âme qu’elle fut. Une coquille vide. Ma rage m’avait quittée, pour ne laisser qu’un trou béant, quelque part au niveau du cœur. Un vide qui enflait inexorablement, menaçant de m’avaler. Ma main écarte une mèche de cheveux sur sa joue, avec tendresse, et ma vue se brouille. Sans elle, je ne suis plus rien. Une enveloppe vide, qui respire, qui croit vivre, mais qui n’est qu’une ombre informe, torturée et méprisable. J’ai tué celle que j’aimais.

    Un instant, j’envisageais de mettre fin à mes jours, et de reposer éternellement à ses côtés. Mais je ne méritais même pas la délivrance de la mort. Ce vide qui m’envahissait, cette douleur qui irradiait mon corps, je devrais vivre avec jusqu’à ma mort. Pour elle. Pour ma rédemption.
    Au bout de longues minutes je finis par déposer Carmilla sur notre lit, l’entourant de ces violettes qu’elle aimait tant. Je m’autorisais à prendre sur ses lèvres un dernier baiser, essuyant rageusement les larmes qui ne cessaient de couler.

    Puis je sortis, murmurant à voix basse :


    - Je souhaite que l’Opéra brûle.

    Les flammes naquirent du néant, dévorant les draps, s’attaquant aux rideaux, léchant les murs. Rien n’arrêterait leur appétit dévorant, avant que l’alerte ne soit donnée. Moi, le fantôme de l’Opéra, j’avais tué sa chanteuse et brûlé le théâtre de nos amours.
    Il ne me restait plus qu’à disparaître.
    Caché parmi les ombres, je m’obligeais à regarder les flammes détruire le bâtiment, et les efforts des soldats du feu. Le bâtiment était vide. Les dommages seraient uniquement matériels. Et qu’importaient, désormais, les millions qu’il faudra débourser pour le remettre en état ? Ils rachèteront l’Opéra. Ils en feront quelque chose de nouveau. Quelque chose que je pourrais regarder sans être rongé par les souvenirs.

    Une pensée s’impose à moi. Il faut que je retrouve le gardien. Il a peut-être vu quelque chose. Ou peut-être qu’il a aidé Nicolas à la tuer. Je le retrouverais et il parlera.

    Et qu’importait le Conseil ? Qu’importait l’équilibre, maintenant que ma fille et ma femme n’étaient plus ?

    Maintenant, je n’ai plus rien à perdre.



    (Je tiens a préciser que j'ai eu l'autorisation d'Agape en tant qu'admin et d'Elijah en tant que PJ concerné pour brûler l'Opéra.)

    -- LIEN ÉVENTUEL AVEC UN PERSONNAGE DÉJÀ PRÉSENT ?
    Aymeric de Vallambres, fils.
    Elijah Adbroc, cible



paperasse


    Cherchez vous un vampire/humain à surveiller officiellement ? Pourquoi pas.

    A quel administrateur avez vous envoyé les mots de passe ? Agape

    Comment avez-vous connu le forum ? Si je dis que je ne m'en rappelle plus..?


Dernière édition par Malakian Ma'Hart le Jeu 2 Juil - 14:19, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Malakian Ma'Hart   Jeu 2 Juil - 13:28

Bienvenue à toi et bon courage pour la continuation de ta fiche =)

Au plaisir de peut-être te croiser in RP
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MessageSujet: Re: Malakian Ma'Hart   Jeu 2 Juil - 14:02

Merci!
Voilà qui est fait, donc Smile
*croise les doigts*
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MessageSujet: Re: Malakian Ma'Hart   Jeu 2 Juil - 15:28

Hé bien, hé bien, quelle histoire !
Je dois dire que j'ai été vraiment emportée par cette lecture, l'histoire de Malakian est assez fascinante, ça donne tout de suite envie de suivre attentivement le personnage.
Et comme tout me semble en ordre, je n'ai plus qu'à te valider !





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MessageSujet: Re: Malakian Ma'Hart   Jeu 2 Juil - 15:38

Je suis vraiment content de revoir Malakian parmi nous ! Et j'adore particulièrement son caractère *_*
Ton histoire est extra ! J'ai hâte de lire la suite de tes aventures !
Re-bienvenue !
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MessageSujet: Re: Malakian Ma'Hart   Jeu 2 Juil - 16:15

Cool!

merci pour les compliments!
Content d'être de retour parmi vous aussi! <3


Dernière édition par Malakian Ma'Hart le Jeu 2 Juil - 18:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Malakian Ma'Hart   Jeu 2 Juil - 18:15

Bienvenue, j'ai hâte de te rencontrer en rp ! (:
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MessageSujet: Re: Malakian Ma'Hart   Ven 3 Juil - 8:25

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MessageSujet: Re: Malakian Ma'Hart   Ven 3 Juil - 15:23

un grand plaisir de revoir ce personnage Smile
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MessageSujet: Re: Malakian Ma'Hart   Ven 3 Juil - 15:34

Citation :
Et qu’importait le Conseil ? Qu’importait l’équilibre, maintenant que ma fille et ma femme n’étaient plus ?

Maintenant, je n’ai plus rien à perdre.

Et bien Malakian, c'est lorsque l'on pense ne plus avoir rien à perdre qu'on perd le plus.

Mes Djinn's...

Vous comptez me rendre la tâche difficile, je vais devoir ordonner de construire d'autres cellules de prison sur Shadukiam...

Je reste disponible pour un lien, ayant été professeure au Ghïstre.

Bienvenue, ou plutôt, re-bienvenue.
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MessageSujet: Re: Malakian Ma'Hart   Ven 3 Juil - 16:43

Etana Simurgh a écrit:


Et bien Malakian, c'est lorsque l'on pense ne plus avoir rien à perdre qu'on perd le plus.

Ouaiiiiiis c'est ce qu'on dit.
Mais Duagan a tenté bien de choses à ce niveau-là, et a pas réussi à me mettre au pas.
Espérons que vous serez moins molle, professeur Very Happy

(Avec plaisir pour le lien, je t'envoie un MP)
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