Dans l'unité des détenus vampiriques




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MessageSujet: Dans l'unité des détenus vampiriques   Mer 26 Nov - 16:51




Dans l'unité des détenus vampiriques


Notre précédent article vous informant de l’ouverture d’une nouvelle aile du pénitencier de Seattle dédiée aux détenus de race vampirique a suscité beaucoup d’émoi, notamment en raison des propos du baron De Navarre, que nous interrogions pour l’occasion. Aujourd’hui, plus d’un mois après l’ouverture de cette nouvelle section de l’établissement carcéral, nous vous offrons en exclusivité une plongée dans cet univers méconnu, en compagnie de son directeur, le charismatique Daniil Sirko.

En pénétrant dans cette nouvelle division carcérale, c'est l'odeur qui vous frappe en premier. Peinture fraîche, détergent, équipements flambants neuf, toutes les infrastructures ont été rénovées et ça se sent. Les détenus disposent pour l'instant de cellules individuelles, en raison de leur nombre réduit, mais les pièces sont aménagées de sorte à pouvoir accueillir un maximum de six détenus, en non-mixité. Ils disposent de deux pièces communes de haute sécurité, dans lesquelles ils peuvent se retrouver lors des temps libres. Ces espaces sont mixtes, et les quelques détenus que nous y avons aperçu semblaient calmes, souvent rassemblés en petits groupes de deux ou trois individus. Le bâtiment est partiellement enterré : au premier sous-sol se trouvent les cellules d'isolement pour les détenus dangereux ou difficiles. En raison des mesures de sécurités très élevées de cette section, nous n'avons malheureusement pas pu obtenir les autorisations nécessaires pour y accéder. Le second sous-sol est encore en rénovation, et accueillera peut-être prochainement des ateliers professionnels et culturels en vue de la réinsertion des détenus.

B. Valentine : "Monsieur Sirko, bonjour. La population de cette unité est très spécifique, parlez-nous un peu de vos équipements et des moyens utilisés pour maîtriser des détenus qui, je n’en doute pas, doivent souvent se montrer rétifs et sont dotés de telles capacités ? Je pense notamment à ces sortes de gilets dont sont équipés les prisonniers, quelles est leur utilité ?"

Daniil Sirko : "Bonjour. Effectivement, nous nous sommes adaptés aux facultés extraordinaires des vampires et nous bénéficions des dernières découvertes qui nous viennent directement de Washington. Les gilets en question sont portés obligatoirement par tous les détenus non-humains. Un pieu en metal est dissimulé à l'intérieur des gilets et un système de télécommande permet de l'actionner à distance et de percer le coeur du détenu si besoin. Bien-sûr, les détenus sont incapables d'ôter ce gilet sans l'intervention d'un gardien, sans quoi le système se mettrait en action aussitôt... Mais soyez rassuré, cette méthode ne tue pas le vampire, il en devient simplement paralysé. Cependant, cela nous permet de maitriser les prisonniers rétifs, en effet."

B. Valentine : "Que répondez-vous aux rumeurs de traitements abusifs et dégradants sur les détenus de cette unité ?"

Daniil Sirko : "Je répondrai simplement que les personnages comme le baron de Navarre et ses sbires ont été un peu trop habitués à se croire au dessus des lois. Certes, les vampires ont des droits en tant que citoyen. Mais ils ont également des devoirs. Et en cas de crime ou de délit, ils doivent tout autant rembourser leur dette auprès de la societé. Je trouve un peu simple d'invoquer le racisme ou de nous accuser de pratiques barbares contre les vampires. Ils sont simplement traités comme tous les autres citoyens, il me semble que c'était bien là leur objectif."

B. Valentine : "Vous exercez un métier difficile, exigeant de hautes responsabilités. Comment décririez-vous votre mission de directeur et quelle est votre vision pour ce poste ?"

Daniil Sirko : "Vous savez, pour être directeur de prison, il faut supporter l'environnement carcéral, accepter qu'il n'y ait pas de rupture totale entre la vie professionnelle et la vie personnelle. Si un problème se pose, il faut être disponible, de jour comme de nuit, le week-end et pendant les vacances. C'est la raison pour laquelle je loge au sein même de la prison, de manière à être constamment disponible.
J'équilibre mon temps entre mon bureau où je gère les questions administratives et financières et le terrain où je rencontre les personnels, les détenus qui posent problème...

Gérer un centre pénitentiaire, c'est maintenir l'équilibre entre sécurité et dispositifs d'insertion. Le directeur, par son style de management, donne le ton du centre pénitentiaire. Il doit se montrer ferme pour faire appliquer les règles, mais aussi diplomate. Son sens de l'écoute et du contact lui permet de dialoguer, de négocier et de motiver ses équipes. Voilà à mon sens quelles sont mes missions et je pense les remplir fort correctement jusqu'à présent car les résultats parlent d'eux même et j'en suis plus que satisfait."



Article rédigé par B. Valentine.


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