Charlène Reynolds




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 Charlène Reynolds

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MessageSujet: Charlène Reynolds   Mer 26 Nov - 1:37


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Ft. Lyndsy FONSECA



    NOM: REYNOLDS

    PRÉNOMS: Charlène (dite Charly)

    NATIONALITÉ: Américano-Irlandaise

    ÂGE:27 ans

    STATUT:Chasseuse déterminée/Créatrice de mode renommée

    MÉTIER:Styliste de renommée mondiale

    ORIENTATION SEXUELLE:Hétérosexuelle

    INFORMATIONS? Rien de plus que ce que la presse ne sait déjà.




    -- CARACTÈRE:


    - Parlez-nous un peu de vous, mademoiselle Reynolds. Vos collections sont fantastiques et certains s’y amuse à y voir vos traits de caractères dévoilés. Diriez-vous que c’est le cas ?

    Je regardais avec attention la journaliste d’un magazine de mode qui était assise devant moi. Et elle voulait parler de mon caractère, de sa résonnance sur mes créations. Mais qui savait réellement qui j’étais. J’eus un sourire de circonstance, celui que l’on attend d’une créatrice de mode qui connait un certain succès. Mon visage publique, mon côté face :

    - Déjà, pour réaliser n’importe quelle collection je pense qu’il faut avoir en soi une grande part d’artistique. Quand je commence une création, un vêtement, même un sac ou l’esquisse d’une chaussure, je laisse faire mes mains. Elles me guident. Toute petite déjà, à l’école, je passais plus de temps à dessiner qu’à écouter. Après, dans le choix des matières ou des couleurs ou de la coupe, j’avoue être plutôt déterminée voire même très stricte, ce qui déplait à mon entourage surtout dans le cadre du travail, mais il faut que ça ressemble exactement à ce que j’ai imaginé alors… j’ai des exigences qu’il faut combler. C’est pour ça que la plupart du temps, je travaille seule et je me contente de donner mes directives une fois la totalité de la collection prête. Mais je ne sais pas si tout cela ressort sur mes créations.

    J’aime assez peu parler de moi mais il faut avoir jouer le jeu des journalistes, et celui du monde autour également. Je cache donc cette partie de moi blessée depuis la mort de mes parents, même si les médias sont au courant, je me cache derrière des sourires et des mines de circonstance. Sans compter que depuis ces événements, la personne protectrice que j’avais toujours été l’est devenue d’autant plus, jusqu’à être parfois beaucoup trop possessive avec mes proches, notamment mon frère qui trouve que j’ai changé, plus introvertie et insondable mais en devenant chef d’un clan de chasseurs avais-je réellement le choix ? Tous ces changements m’avaient également obligée à pousser dans un autre domaine, les atouts stratégiques que j’avais déjà utilisés lors de ma montée dans le domaine de la mode. Il fallait toujours bien placer ses pions, avoir un coup d’avance, la vie est un vaste jeu d’échecs et le savoir devient vite un pouvoir, à condition de bien l’utiliser. Mais tout ça, c’était mon visage caché, mon côté pile.

    - Vous devez quand même avouer que votre charisme, très séduisant, ressort sur vos collections qui ont un attrait presque addictif non ? En tous cas, les médias vous adorent.

    Je lâchais un sourire presque las ; il était certain que les médias étaient presque à mes pieds mais toute passion est dangereuse, tant qu’ils n’essayaient pas de me percer à jour… Quoique, je leur souhaitais bon courage.


    -- PHYSIQUE:

    - Encore un succès ! me lança Aindreas en lançant le magazine sur mon bureau.

    « La chevelure nouée en une savante queue de cheval, des yeux aussi insondables qu’une mer d’hiver, un visage légèrement hâlé fini par un menton volontaire qui trahit un peu la personnalité de la jeune femme ; la créatrice de mode Charlène Reynolds est devant moi, aussi calme qu’on peut l’être. Lorsqu’elle se lève pour me saluer, je peux constater qu’elle n’est pas excessivement grande contrairement aux mannequins qui portent ses tenues. « 1m65 » m’avoue-t-elle d’une voix plutôt basse mais nette. Pourtant elle dégage une aura qui impose le respect malgré son sourire engageant. Je m’assoie et me lance…[…]. »

    Quelques jours après mon interview, j’avais déjà ledit article entre les mains, apporté par mon cher frère au sourire ironique. Le tout commençait par une description en règle alors que les photos parlaient à mon avis d’elles-mêmes, il n’y avait pas besoin d’en rajouter. Heureusement qu’elle n’évoquait pas ma corpulence sportive et tonique due à mes entraînements de chasseuse, qui étaient bien loin de mon tabouret de styliste. Je savais donner le change et amener les gens à voir de moi un physique quand j’étais aussi une tête pensante.


    -- SI VOUS ÊTES CHASSEUR, QUEL EST VOTRE SENS SUR-DÉVELOPPÉ?Le toucher




once upon a time



    -- HISTOIRE: (50 lignes minimum)


    Un coup de téléphone m’arracha à mes pensées qui n’avaient rien à voir avec les croquis qui se trouvaient sous mes yeux. Je mis un petit temps à réagir avant de décrocher, la voix au bout du combiné m’était inconnue mais vu le ton compassé je me doutais que j’avais affaire à un journaliste.

    - Bonjour mademoiselle Reynolds, je suis navré de vous déranger ainsi mais il nous manque quelques détails pour peaufiner un dossier sur vous dans le classement à travers les âges des grands noms de la mode. Pourriez-vous nous parler un peu plus de votre enfance, nous essayons de mettre en lien les créations et le bagage venu de l’enfance.

    Je levais les yeux au ciel. Voilà un sujet sur lequel la presse n’avait jamais eu beaucoup d’informations de ma part. Ils savent certes s’adresser aux bonnes personnes en posant les bonnes questions mais je sais distiller les renseignements. Mon groupe ne me trahira pas et les gens qui me sont proches, le sont pour de très bonnes raisons. Il faut savoir placer sa confiance et la mienne ne s’acquiert qu’au prix de longues observations. On sait donc l’essentiel et je garde le reste secret. Je répondis d’un ton courtois.

    - Je ne vois pas ce qu’il y a ajouté de plus que vous ne sachiez déjà.

    Je suis née par un matin d’hiver, ni particulièrement froid ni plus chaud que la moyenne, mais la famille dans laquelle j’ai vu le jour m’a prédestinée à un destin plus que particulier. Je ne peux pas dire avoir souffert d’un manque d’amour car notre famille était liée étroitement et personne n’avait le droit de faire du mal à l’un de ses membres. Attaquer l’un d’entre nous c’était nous attaquer tous personnellement. Combien de fois dans la cour de l’école, Aindreas et moi avions nous défendu l’autre face à une agression ne serait-ce que verbale ? J’avoue n’avoir jamais compté mais les doigts de nos deux mains n’auraient pas suffi. Pourtant, le lien si ténu qui nous soudait les uns aux autres, mon père, ma mère, mon frère et moi, n’était pas dû à cette tendresse particulière qui joint ensemble les membres de certaine famille que j’ai pu côtoyer. Ce qui nous enchaînait plus sûrement chaque jour passant : c’était la chasse. Il faut dire que j’appartenais de par ma naissance à quelque chose de bien plus grand qu’une banale famille, j’étais devenue membre d’un clan par ma simple venue au monde ; un clan de chasseurs appelés les Branwen's Children. Et ce que nous chassions n’avait rien à voir avec le monde des sangliers, cerfs ou autres lièvres qui peuplent les forêts. L’objet de nos traques fréquentent nos villes, côtoient nos rues, ils ont les dents longues, si je peux le dire ainsi. Ils connaissent notre monde et se sont en quelques sortes des survivants, mais des survivants néfastes qui n’ignorent pas l’art de la chasse. Par conséquent, au jeu du chasseur chassé nous pouvons tour à tour être l’un et l’autre mais le tout est de savoir garder la main et cela ne s’acquiert qu’au prix de nombreuses heures d’apprentissage, au prix du sacrifice des nombreuses années d’enfance. Ainsi, mon frère et moi avions à peine cinq ans que nous commencions les entraînements. Tout cela relevait plus d’un camp militaire que de simples exercices. A côté de ça, l’éducation physique et sportive en classe me paraissait un parcours de santé et encore, je pouvais presque tout faire les yeux fermés mais il ne fallait pas éveiller les soupçons alors je m’efforçais de rester dans la moyenne. C’est toute petite que j’ai commencé à comprendre l’utilité de l’apparence. La différence importante entre l’être et le paraître et la force que l’on peut en tirer en sachant manier l’un et l’autre à bon escient.

    Mais cette simple question journalistique venait de faire remonter comme parfois, quand la mélancolie est plus forte que la vengeance, des souvenirs d’une enfance sacrifiée sur l’autel de la tradition familiale. Je ne m’en suis jamais plainte, c’était pour moi une forme de normalité et je ne me pas rendue compte tout de suite que les élèves que je côtoyais au quotidien avaient une vie bien différente. Sous le sapin de Noël, les dînettes étaient remplacées par des balles pour toutes sortes de calibre, les petites voitures par des couteaux affûtés et monsieur Patate laissait sa place à un assortiment d’armes à feu diverses et variées. Il n’y avait pas de vacances, pas de jours fériés, pas de dimanche. La voix de mon père revint avec une violente langueur, qui désormais m’était familière, « ma championne ». Je n’ai jamais été sa fille, toujours sa championne et pour cette simple appellation, je m’enhardissais à devenir plus attentive, plus vive, plus déterminée. J’ai appris à aimer les entraînements, les traques, les chasses. La fatigue qui engourdissait mon corps ne trouvait alors de sursaut que dans les coups de crayons tracés sur une feuille destinée à l’origine à prendre une quelconque cours d’histoire ou de français. Je revoyais les regards courroucés de mes enseignants en primaire, des surveillants en secondaire et des professeurs que je dérangeais en pleine explication lors de mes retards. Les feux rouges et autres tracteurs avaient bon dos pour cacher mes excursions nocturnes et entraînements intensifs.

    Petite, c’était un jeu et j’imaginais alors être plus forte que ces monstres qui effraient tant d’enfants qui les croient tout bonnement tapis dans l’ombre d’une armoire ou d’un dessous de lit. Moi je savais alors qu’ils étaient réels et ne se cachaient pas ainsi. Je savais aussi qu’on pouvait les sentir. Ma peau le savait bien avant mes autres sens. Le changement de température était pour moi une évidence et en cela j’étais une véritable sentinelle, un éclaireur aveugle. « Papa, il fait vachement froid tout à coup. » « C’est bien Charly Championne, reste-là, ne bouge pas je reviens. » Et il revenait en me regardant avec une pointe de fierté. J’ai dû attendre quelques années avant de comprendre pourquoi ce changement de température n’était pas évident pour tous ceux qui m’entouraient, chasseurs ou non. Mais le plaisir de la chasse grandissait et je m’exhortais à tenir bon malgré des entraînements toujours plus intensifs. Je servais la cause de mes parents et l’organisation de mes frères d’armes, je perpétuais la tradition, comment savoir alors que ce n’était que la partie visible de l’iceberg et que malgré les allures de camp militaire sans souci de l’enfant que j’étais, on me protégeait.

    « Mademoiselle Reynolds, encore en train de griffonner. On ne gagne pas sa vie en dessinant ! » Le ton était sûr, la voix sans fêlures, l’enseignante darde sur moi un regard hautain qui en aurait intimidé plus d’une, pas moi. Peut-être même aurais-je dû sursauter. Mais j’ai posé sur elle un œil vide, fatigué peut-être. Elle haussa les épaules, secoua la tête et soupira profondément comme si j’étais l’être le plus désespérant de la terre. Pourtant, elle ignorait ce que je gardais en mon cœur : j’étais la championne de mes parents et seule l’envie furieuse d’imaginer des tenues aux textures variées me tenait éveillée dans sa classe. Elle ne savait pas que je rentrais d’une nuit de chasse, une nuit de traque, sans pause, sans faille possible, une nuit durant laquelle j’avais tué mon premier vampire. Une nuit qui avait vu ma seconde naissance : mon intuition. Je me sentais différente, mes sens semblaient plus aiguisés qu’auparavant et mon envie de dessiner bien plus forte alors pourquoi devrais-je me soumettre aux lois de l’éducation. Celles de mes parents étaient devenues miennes et les résultats scolaires ne changeraient pas ce que j’étais : une chasseuse.

    - Mademoiselle Reynolds ?

    Merde ! Le journaliste ! Il n’avait pas raccroché celui-là ? Un peu de grain à moudre ne serait pas cher payer pour ma tranquillité. Sans compter qu’il s’accrochait celui-là malgré mon long mutisme simplement dû à une introspection un peu trop profonde pour que j’en ressorte indemne. Je me repris cependant assez vite, l’habitude a ses bons côtés et je m’entendis répondre avec un ton plus que courtois au vu de la situation émotionnelle dans laquelle je me trouvais. Les souvenirs me faisaient rarement du bien mais nourrissaient avec virulence mon envie de vengeance.

    - Veuillez m’excuser, je travaille sur un nouveau modèle pour une future collection, mais vous souhaitiez un souvenir d’enfance je crois. Alors je vais vous en confier un. Une enseignante m’a dit un jour qu’on ne gagnait pas sa vie en griffonnant et lorsqu’une de mes créations paraît dans un film, un défilé ou un magazine, j’y vois un pied de nez à cette femme qui apparemment s’est trompée à ce sujet. Sur ce, je suis navrée mais j’ai à faire. Bonne journée.

    Je raccrochais aussi sec avant que l’idée ne lui vienne d’évoquer avec plus de pugnacité ma famille. Famille dont il ne subsistait plus que mon frère et moi. Mais quelque part, tous jeunes déjà c’était souvent Aindreas et moi contre le reste du monde. Mes parents ne comprenaient pas que je ne m’investisse pas plus dans mon travail scolaire mais ne le montraient pas trop étant donné l’allant que j’avais pour les entraînements matin et soir sans jamais me décourager. Mais ils ne comprenaient pas non plus pourquoi mon frère s’échinait à s’appliquer à l’école et à me faire mes devoirs par la suite sans jamais réclamer un quelconque échange. « On se séparera pas, Cha, même quand on sera grand. » « Bien sûr que non, Drew, comment je pourrais m’en sortir sans toi. » Nous n’avions qu’une dizaine d’années quand nous nous sommes fait une telle promesse mais force est de constater que nous nous sommes efforcés, sans grosses difficultés, à la tenir. Il m’avait motivée, soutenue et aidée quand j’ai voulu entrer en école de mode. Une fois en place, mes mains et mes idées firent ce qu’elles avaient toujours faits, tracer sur le papier de quoi transfigurer la matière, alléger les formes, aérer les tissus.

    Pour une fois, le corps enseignant me trouva étonnamment douée, d’autant plus étonnant quand on avait lu mon dossier avant d’y entrer. D’aucun aurait pu croire au miracle. Dans le même temps, les traques, les chasses, les entraînements devinrent moins réguliers et surtout n’étaient plus nécessairement sous le joug parental. A ma sortie, Aindreas finissait son école de marketing et management, l’idée d’une société de mode germa dans notre esprit. Nous avons toujours été proches et complices alors travailler ensemble ne nous semblait ni difficile ni insurmontable. La marque « Charlène Reynolds » était née. « Tu seras notre créatrice et notre visage, notre image aux yeux du monde de la mode ; moi je m’occuperai de ce qui vient derrière, la paperasse et tout ça. » J’avais souri et accepter, je ne pensais pas alors que la marque aurait autant de succès pour devenir en à peine quelques années un gage de qualité et de prestige. Mais j’aimais ma position. Elle me permettait de protéger Aindreas du monde vorace des médias, de l’enfer des feux de projecteurs, de ce regard perpétuel sur ses moindres faits et gestes, de Big Brother qu’est la société face aux célébrités. Il le sait mais ne le vit pas et mes informations à son sujet sont tout aussi étendues que celles sur mon enfance. Il est mon petit frère, je l’aime et mon devoir, en tant que grande sœur, est de le protéger. Tout comme mon rôle en tant qu’aînée des Reynolds est d’être à la tête du clan.

    Ma mémoire me ramena vingt-trois ans plus tôt, dans mon bureau, dans l’effervescence d’un prochain défilé. Je peaufinais les derniers détails sur quelques éléments qui me semblaient trop lourds ou en désaccord avec l’harmonie de la création, le fil rouge de la nouvelle collection. Le téléphone sonna et je fis signe à ma secrétaire de ne pas répondre puisque je pouvais le faire, ça me fera une pause après tout.

    - Mademoiselle Reynolds ?

    La voix au bout du combiné était tendue et inconnue. Sans attendre de réponse de ma part, elle enchaîna :

    - Lieutenant Connely à l’appareil, je souhaiterai joindre mademoiselle Reynolds, c’est au sujet de ses parents.

    Impersonnelle, implacable, cette voix masculine et sérieuse venant d’un agent de police me serra les entrailles alors que je précisais d’un ton éteint que c’était bien moi. Le silence s’était fait dans mon bureau et l’attention était rivée sur moi. Pourtant j’avais l’impression d’un vide qui laissa place à un bourdonnement sans fin quand la nouvelle funeste tomba.

    - Je suis désolé mademoiselle Reynolds, nous venons d’intervenir chez vos parents et… ils sont morts.

    Il n’y a pas de bonnes manières pour annoncer pareille nouvelle. Quelle qu’elle soit, la douleur est intense, et les larmes ne coulent pas. L’univers s’effondre et se reconstruit en une fraction de seconde à jamais brisé pourtant. Mais avec un calme que je ne m’explique pas, j’ai répondu :

    - Je préviens mon frère. Nous arrivons. Merci.

    Le soir même, nous étions dans un avion pour rejoindre la maison familiale qui nous avait
    vus grandir. Les policiers nous interdire l’accès mais un chasseur, même en veille, reste un chasseur et par des biais détournés, je parvins à pénétrer chez mes parents. Il y avait du sang partout et je n’avais pas besoin d’en voir plus pour savoir que leur mort n’était pas due à un simple cambriolage qui avait mal tourné. C’était un vampire à n’en pas douter et une attaque à notre clan au travers de ma famille. La douleur en mon sein grandit avec une force qui me submergea. Rien ne parvint à l’endiguer, ni la présence d’Aindreas, ni les membres du clan et à peine mes parents mis en terre que je ressentis le besoin de fuir. J’écrivis un court message à mon frère lui expliquant mon envie d’être seule, de panser cette blessure seule.

    Par cet acte, le vampire avait sans le savoir réveiller la chasseresse en moi. Celle qui devait prendre les rênes du clan à la place de son père. Car mes parents avaient tu jusqu’alors la place qu’occupait réellement ma famille, à vingt-trois ans, je compris soudainement pourquoi ils voulaient des champions et pourquoi ils étaient bien plus durs avec moi aux entraînements : j’étais l’héritière. Mais la douleur était telle qu’elle m’aveuglait et me rendait sourde à toute lucidité. Je devais remplacer cette affliction pour renaître et devenir celle que je suis à présent. Alors, pendant une longue période, Charlène la créatrice de mode laissa place à Charly la chasseresse. Je voulus d’abord fuir beaucoup de choses : le clan, la perte de mes parents, mes nouvelles responsabilités. Puis, pour calmer cette débâcle des émotions, je me mis en recherche de celui qui avait frappé sans scrupule notre famille et j’y parviens au prix de longues traques et d’infinies précautions. Mathias Amalric. Le nom résonne à mes oreilles comme une douce promesse de vengeance à assouvir. Mais frapper alors qu’aucun piège n’est en place ne servirait pas à grand-chose et le vampire est malin alors je patiente et l’assouvissement n’en sera que meilleur.

    Cette traque achevée, je suis revenue vers mon frère, vers les miens. J’étais la même mais différente. Et, d’elles-mêmes, les choses à changer autour de moi, mais croire que je ne décidais rien serait une erreur. Harrison, qui dirige le clan des vampires traditionalistes, souhaite apparemment une alliance contre les vampires tels que ceux appartenant au Baron de Navarre, que je ne porte pas non plus dans mon cœur et au vu des nouvelles inclinaisons de la société, nous aurons besoin d’alliés c’est indéniable. J’ai par conséquent accepté que des gardes du corps vampiriques envoyés par Harrison lui-même ne me suivent partout. Ils sont menés par Nyx Lawrence qui a su gagner ma confiance au prix de longues conversation et nous avons fini par devenir de véritables amis même si les médias persistent à voir une idylle naissante, ce qui est plus amusant qu’ennuyant. Avec l’accord du clan et suite à une proposition d’Harrison, je suis intervenue auprès de la presse, qui il faut bien l’avouer m’adore, pour mener une action contre le Baron lui-même quitte à perdre quelques amitiés dans la bataille, la guerre est faite perte et mon tribu est déjà assez douloureux me semble. Hormis mon frère, je n’ai plus grand-chose à perdre mais mon rôle de dirigeante du clan, m’oblige à penser en chef de famille et tempère cette idée qui pourrait paraitre bien suicidaire. D’ailleurs, Aindreas n’est pas dupe et à bien remarquer que je ne suis pas la même, notre relation était trop fusionnelle pour qu’il ne remarque rien et je sais que son meilleur ami a toujours un œil sur moi à sa demande. Nous verrons bien ce que l’avenir nous réserve.

    -- LIEN ÉVENTUEL AVEC UN PERSONNAGE DÉJÀ PRÉSENT?



paperasse


    Cherchez-vous un djinn officiel pour protéger votre personnage? Non, merci.

    A quel administrateur avez-vous envoyé les mots de passe? Pandore Liddell

    Comment avez-vous connu le forum? Un chasseur sait toujours se montrer persuasif


Dernière édition par Charlène Reynolds le Mer 26 Nov - 14:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Charlène Reynolds   Mer 26 Nov - 5:07

Oh une Charlène intrigante et vengeresse... J'aime l'interprétation que tu nous donnes de ce PV et j'ai hâte de la voir évoluer. Bienvenue !

Le règlement est signé, les mots de passe reçus, ne manquent plus que l'accord de Nyx et Mathias pour te valider.



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MessageSujet: Re: Charlène Reynolds   Mer 26 Nov - 10:26

C'est génial ! Bienvenue douce ennemie ! :mrgreen:
J'ai hâte de voir ce que ça donnera en jeu !
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MessageSujet: Re: Charlène Reynolds   Mer 26 Nov - 12:07

Merci beaucoup ! Je suis contente si l'interprétation vous va c'est principalement ma crainte quand je prend un PV

Mathias, douce ennemie, le qualificatif est peut-être mal choisi ;-)
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MessageSujet: Re: Charlène Reynolds   Mer 26 Nov - 12:29

Toi, je ne sais pas si je dois te pardonner ou te faire encore la gueule :mrgreen:
Super fiche, en tout cas. "Claire et concise" What a Face

Un grand bienvenue !
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MessageSujet: Re: Charlène Reynolds   Mer 26 Nov - 12:38

Toi tu dois surtout arrêter de fricoter avec Mathias et me laisser le champ libre pour le buter de manière "claire et concise". Cordialement bisous.

Merci quand même pour le "bienvenue" j'espère être à la hauteur.
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MessageSujet: Re: Charlène Reynolds   Mer 26 Nov - 13:44

J'fricotte que dalle j'suis en train d'me charger de la sangsue moi-même pour le moment surtout. Non mais. Ça vient de s'la ramener et ça commence à me faire la morale en plus.

* Sort avant de se faire lyncher pour floodage abusif *
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MessageSujet: Re: Charlène Reynolds   Mer 26 Nov - 14:27

Ouais genre, on y croit complètement, Ian. :mrgreen:
Moi ce que j'aime bien par contre c'est qu'il faut vraiment prendre un ticket pour buter Mathias et j'imagine bien les bagarres dans la file d'attente... "Euh excusez-moi, j'étais là avant." "Poussez pas, derrière !" "Dites-donc vous, vous vous croyez tout permis, c'est ça ? On double pas, retournez faire la queue !" Et ça se terminerait en bagarre générale façon Asterix.
*Sort de son délire façon JD*

Oui hum, donc. Rebienvenue (double-compte si t'avais pas suivi ^^) !
Il est oùùù Nyx ? On attend plus que lui !


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MessageSujet: Re: Charlène Reynolds   Mer 26 Nov - 18:13

Je suis là je suis là ! Désolé pour le temps et pour mon absence, mais la semaine je suis tellement mort que je n'arrive même plus à rester éveillé jusqu'à 22h00. Du coup, j'ai peu de temps pour moi et pour RP.

Bref, je suis pas là pour raconter ma vie ! x)

Alors déjà, un très grand bienvenue à toi très chère ! Et merci du fond du coeur d'avoir porté ton choix sur Charlène

En ce qui concerne ta fiche, je n'ai rien à redire, elle est nickel ! Je n'ai pas de choses à rajouter si ce n'est que je te donnerai quelques infos par MP concernant le lien entre elle est Nyx afin que tu puisses savoir sur quoi te baser Wink

En tout cas pour moi, on peut sans autre te valider ! Félicitations ! Wink
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MessageSujet: Re: Charlène Reynolds   Mer 26 Nov - 18:20

Merci Nyx !

Hé bien voilà, je n'ai plus qu'à te souhaiter officiellement la bienvenue parmi nous et te valider !
J'espère que tu te plairas à BO, bon jeu !

_________________

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MessageSujet: Re: Charlène Reynolds   Mer 26 Nov - 18:23

Yeah ! Validation ^^

Merci beaucoup à tous ! Comme je l'ai déjà dit j'espère ne pas décevoir ^^

Nyx ma boite MP attend ton mail avec impatience !
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MessageSujet: Re: Charlène Reynolds   Jeu 27 Nov - 10:40

Bienvenue parmi nous, jeune chasseuse ! Seattle a besoin de personnes courageuses comme vous !
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MessageSujet: Re: Charlène Reynolds   Jeu 27 Nov - 19:27

Merci beaucoup ! Il en faut avec ce qui pullule à Seattle.
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MessageSujet: Re: Charlène Reynolds   Dim 30 Nov - 12:44

Bienvenue Charlène je n'ai pas eu le temps de tout lire encore et d'avance pardon de ne pas être venue plus tôt.

J'avais une trame avec la précédente Charlène donc si ça t'intéresse je pourrais t'en parler en MP plus précisément.

Le peu que j'ai lu m'intrigue déjà.

Bienvenue.
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MessageSujet: Re: Charlène Reynolds   Dim 30 Nov - 16:29

Bienvenue et au plaisir de te croiser en rp Smile
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MessageSujet: Re: Charlène Reynolds   Dim 30 Nov - 17:16

Merci à toutes les deux ^^

@Beverly : aucun souci ne t'inquiète pas ! J'attends un petit message dans ma boite mail pour en savoir plus, ça m'intrigue.

@Erza : le plaisir sera partagé, entre chasseuses nous aurions des choses à nous dire je suppose.
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MessageSujet: Re: Charlène Reynolds   Dim 7 Déc - 19:25

Très en retard, je m'en excuse d'ailleurs.
Bienvenue à ce personnage important! Smile
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MessageSujet: Re: Charlène Reynolds   Dim 7 Déc - 20:31

Pas de soucis mieux vaut tard que jamais non ;-)

Merci !
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MessageSujet: Re: Charlène Reynolds   

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